Hark AI sur le terrain

Les appareils de lecture promettent l’autonomie dans la vie de tous les jours. Pourtant, un fossé existe souvent entre la multitude de fonctions et l’ergonomie. Hark AI mise précisément sur la réduction des fonctions et cherche à convaincre avec cet argument.

Par Michel Bossart, rédaction tactuel

Photo: MAD

Hark AI fait partie du groupe des appareils de lecture classiques. Une caméra, un programme de reconnaissance de texte et une synthèse vocale en constituent l’essence. L’appareil est solidement installé sur la table, les documents sont placés sous la tête de la caméra. Un haut-parleur intégré reproduit le texte, mais il est aussi possible de connecter des écouteurs. Le but est une reconnaissance rapide de texte sans l’intermédiaire d’un Smartphone, d’une app ou d’une commande par menu.
Pour Pascal Schmitt, collaborateur spécialisé à Accesstech AG, le principal avantage réside dans la simplification du système. « On relève la tête de caméra vers le haut, positionne le texte sous la caméra – et l’appareil commence à lire. » La grande force de Hark AI est là : peu de manipulations, pas de navigation à travers des menus.
Techniquement, Hark AI table sur la reconnaissance de texte. Les textes imprimés sont automatiquement reconnus et lus. L’appareil travaille de manière autonome, sans aucun dispositif terminal supplémentaire. Pour Pascal Schmitt, cela constitue un net avantage par rapport aux solutions basées sur des app, puisque « l’utilisateur veut lire et non pas configurer ».
La logique d’utilisation se passe largement de touches de commande. Le seuil d’accès en est réduit, notamment pour les personnes sans affinités techniques. En même temps, l’appareil offre plus qu’il n’y paraît à première vue. « Hark AI peut aussi être exploité avec l’intelligence artificielle », explique Pascal Schmitt. « D’autres fonctions complémentaires peuvent être activées, par exemple la description d’images, la traduction en d’autres langues, la reconnaissance de l’écriture manuelle et de codes-barres. Pour cela, il convient d’appuyer plus longtemps sur la touche de pause. »
Pour Pascal Schmitt, admettre certaines limites relève de l’honnêteté d’une évaluation. « Tout moyen auxiliaire en a. » Cela transparaît notamment lors d’applications complexes telles que la reconnaissance de codes-barres. « Techniquement, cela fonctionne », dit-il, « mais l’emballage doit être placé de telle manière que la caméra puisse effectivement reconnaître le code. » Ce problème concerne toutes les app de Smartphone destinées à un usage similaire. La reconnaissance d’écriture est également possible. « Ça dépend de l’écriture », précise Pascal Schmitt.
Les machines à lire pures et dures comme Hark AI sont avant tout utilisées par des personnes sans capacité visuelle résiduelle. Les personnes qui disposent encore d’un reste de vision recourent plus souvent à des solutions avec un écran pour suivre en plus le texte des yeux.
Le prix se situe aux alentours de 2990 francs. Un clavier permettant des entrées supplémentaires est disponible en option. Hark AI a été moins conçu comme appareil à usage polyvalent que comme outil spécialisé pour des tâches de lecture précises au quotidien.